L’amour que nous n’avons jamais eu

Hier, j’ai marché dans les rues de Rome, toutes décorées, et je me sentais triste… tant de lumières, tant de l’éclat, qui revient régulièrement chaque année en Décembre avec le Noël, dans sa forme extérieure, consumériste, qui je n’aime pas du tout.

Alors je me suis dit, marchant, absorbé par les vers d’Elio Fiore:

Marie était toute vêtue de noir,
sur le terrain, ferme, composée,
entre ses bras, elle tenait Jésus.

Dans la rue bondée les passants
allé distrait, ne pas regarder,
sans donner un centime d’aumône.

Les yeux de Marie étaient fermés
mais deux larmes ont coulé
son visage. Jésus m’a souri

tandis que les lumières allumées
dans les magasins de luxe, mousseux
avec des cadeaux, avec des étoiles, avec des anges.

Jésus joignit ma main
et dans ce sourire innocent
J’ai ressenti toute la douleur du monde…

Le poète reconnaît la mère de Jésus en une sans-abri avec son fils en remorque dans une rue riche et étincelante d’une ville occidentale, entre l’indifférence des passants, une douleur contenue, remplie de dignité.

J’espère que nous – vous et moi – au moins ces jours nous nous arrêtons pour penser que nous possèdent trop (en termes de nourriture, de vêtements, téléphones portables, ipad, articles de luxe) mais il y a très peu de choses que nous avons vraiment (amour, compassion, dialogue, amitié, qui sont biens très très rares).

Je vous souhaite un joyeux Noël et une nouvelle année pleine de joie et d’amour, et je vous souhaite de réaliser, mes chères amis, tous les désirs que vous avez dans votre cœur!

Maria-Amata

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